MADELEINE ET MARCEL

Ma tante Madeleine était une petite bretonne, boulote et taciturne. Ce n’était pas vraiment ma tante mais celle de mon grand-père. Quand j’étais enfant, elle était déjà bien vieille, mais encore assez alerte pour me garder le jeudi[1].Chez elle, cela sentait bon le propre, l’encaustique et les agrumes dont elle laissait sécher les peaux sur ses radiateurs.

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LE CHEMIN DE LA MER – Chapitre 03

Les Inséparables

S’il est une métropole qui vaut le détour sur le Continent, c’est bien la cité de Makfik. Le voyage pour s’y rendre est un peu pénible certes : il s’agit de traverser le désert sur plus de 200 lieues.  Mais une fois sur place, on ne regrette pas le déplacement. La ville est réellement extraordinaire pour qui sait apprécier les paysages urbains et encore plus la vie citadine.

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EXERCICE DE STYLE

Cette nouvelle a été finaliste du concours de nouvelles policières Paris Polar en 2014. Pour bien comprendre mon texte, il est indispensable que je vous livre le thème imposé par les organisateurs de ce concours. Quoiqu’il en soit, pour la première fois, je n’ai pas compris pourquoi je n’avais pas gagné tant mon texte était différent et original tout en respectant les contraintes proposées. Je vous laisse juge…

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MONSIEUR BORRIAUD

S’il est une chose communément admise par les confrères et condisciples de ma génération, c’est bien qu’entre la sixième et la Terminale, on n’a eu en moyenne qu’un ou deux professeurs qui, vus d’aujourd’hui, peuvent être considérés comme excellents. Excellents, au sens où une matière qui nous rebutait ou dont nous ne comprenions pas les enjeux – à l’époque – s’est grâce à eux, finalement révélée pleine de charmes et de surprises, à tel point qu’il était impossible de ne pas vouloir la découvrir, de ne pas s’y attacher, de ne pas désirer creuser pour voir où cela pouvait bien mener.

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LE CHEMIN DE LA MER – Chapitre 02

Port des dauphins

À Port des Dauphins, bien loin de Val d’Ésire, sur la côte Sud-Est du Continent, on trouvait, paraissait-il, la plus belle soie que l’Orient eût jamais produite. C’était, dans un premier temps, son commerce qui avait rendu ce petit port de pêche si prospère. Le procédé de fabrication du textile en fut longtemps tenu secret par la dizaine de famille de sériciculteurs qui se partageait alors ce marché pour le moins lucratif.

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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